ABOUT

(n) est une association duo du réseau minuscule, visant à déployer et expérimenter un espace artistique, un laboratoire de création sans frontière, en interrelation avec les contextes explorés et les territoires investis.

(n) initié en Janvier 2016, accompagne et mène actuellement différentes expériences, actions et investigations sous licence Art Libre sur la côte Atlantique (Estuaire Nantes, Saint-Nazaire, Finistère sud), dans les Hautes-Alpes, dans plusieurs pays d’Europe (Pays-Bas, Belgique, République Tchèque). (n) prépare actuellement de nouveaux projets en Afrique du nord (Maroc, Tunisie) et aux USA (Californie).

Visuels: ZO(n)ES

EQUIPEME(n)TS

(n)A

Visuel : Vue du (n)A-nomadic atelier

Visuel : Croquis, coupe du (n)A

Le (n)A, nomadic Atelier : structure légère autonome équipée de différents modules d’expérimentation pour des pratiques de paysage qui associent différents temps : moment de recherche et création, partage avec le public (temps de présentation et workshops).

Le (n)A créé du lien et de l’interaction, favorise l’activation de différentes recherches artistiques partagées et combinées. Le (n)A est un atelier nomade fabriqué à partir d’une ancienne remorque de chantier de travaux publics, une unité mobile autonôme destinée à des courts séjours de travail. Espace de rangement pour petit outillage, matériel multi-médias, électronique/numérique, documentation et matériaux divers, il peut servir plus ponctuellement de support (camp de base) pour des présentations et des ateliers publics (ex : workshops avec les écoles d’art et lieux partenaires) organisés en extérieur.

L’atelier comporte les commodités de base et principalement des rangements et espaces de travail modulables (tables, établis…), multitudes de boîtes repertoriées. Le (n)A est économe en énergie et est capable d’offrir le confort nécessaire à un travail d’écriture, de conception et de réalisation. Projet expérimental, le (n)A est implanté temporairement sur des espaces vacants (vides urbains, interstices au sein de programmes d’urbanismes) et explore l’alliance entre le nomadisme, les mutations sociales, culturelles et écologiques de nos villes et campagnes.

Lieu de recherche, de pratique et de création artistique, c’est également un lieu d’interaction, d’échange et d’expérimentation avec le contexte et les paysages où il est implanté temporairement.

Visuel : Croquis du système de chauffage solaire du (n)A, résidence “Process YOUPI”/ Station services, Rezé 2017

Le (n)A est reconverti en atelier à Saint-Nazaire, Rezé et Nantes grâce aux conseils de l’agence Adhoc architecture, l’atelier du wouab et autres ressources locales (ex : Station Services pour des matériaux recyclés).

L’aménagement du (n)A suit un principe constructif évolutif basé sur le ré-emploi de matériaux et sur l’auto-construction (démarche open source), de façon à s’adapter facilement aux différents usages (lieu de travail, de diffusion, de documentation et de vie…) ainsi qu’aux divers lieux d’accueil.

Le programme du (n)A répond à plusieurs objectifs :

Combler et répondre au manque patent d’ateliers d’artistes (sur le département) en inventant des alternatives.

Prolonger cette problématique par une initiative concrète et pragmatique de développement d’ateliers d’artistes en auto-construction partielle, légers et nomades.

Imaginer comment ce qui paraît isolé (l’atelier d’un ou d’une artiste) devient un espace connectable et circulant sur un territoire, et permet ainsi de créer d’autres réseaux de connexion et de circulation dans l’espace social.

Ouvrir pour la communauté artistique un programme perspectif, qui lui permet de se connecter avec une politique de la ville concernant les espaces « entre-deux » (entre arrêt d’une activité et nouveau projet immobilier), ainsi des terrains délaissés ou laissés vacants avant montage immobilier pourraient servir d’accueil à un atelier modulaire et mobile.

MODULES SNHACK

Saint-Nazaire Hacklab

Visuel : Vue de l’atelier SNhack, Jef Rolez

Visuel : Module audio pour installation interactive en extérieur, carte audio 8 voix, cubiboard et amplificateurs

Visuel : Module audio pour installation sonore et streaming en extérieur, carte audio 8 voix, cubiboard et amplificateurs

Visuel : Vue d’un module SNhack sur Zodiac pour l’exploration du banc de Bilho avec le Laboratoire des hypothèses, Saint-Nazaire 2015, projet “Island”

Visuel : Le Laboratoire des hypothèses, Saint-Nazaire 2015, projet “Island”

CARAVA(n)LAB

En cours d’écriture

MOTO ZO(n)E

En cours d’écriture

DOCUME(n)TS

L’expérience du paysage en art

(n) développe ses recherches en tant que plateforme expérimentale, prolongeant les utopies issues des mouvements Fluxus, de Beuys, de l’art expérimental des années 1960-70 qui ont généré les pratiques transversales d’aujourd’hui (art - science - architecture-design - actions publiques), nouvelles postures d’art actif partagé. Dans la lignée des projets en art libre (open data, opensource), (n) s’intéresse aux oeuvres proches de l’éthique de l’environnement dans le champs de l’art, aux postures artistiques qui s’expérimentent dans le paysage.

L’art de paysage qui intéresse (n) est celui du paysage pluriel : le paysage environnemental (au-delà des tentatives des land artistes), le paysage social (dans les rapports au socius dont l’économie est le rouage central, et le paysage psycho-corporel (ou mental et sensible).

Les outils expérimentés par les pratiques de paysage de (n) traduisent les rythmes biologiques d’un contexte en expériences sensorielles partageables. Les oeuvres (n), installations environmentales convoquant les technologies numériques et les technologies du corps mettent la perception à l’épreuve d’un contexte.

Un atelier-résidence nomade, le n(A) : nomadic Atelier, dans le paysage est la méthode empruntée pour explorer de nouvelles pratiques engageant l’expérimentation par l’art, l’expérience de l’art en train de se faire.

Aussi, par la méthode de l’atelier nomade, c’est l’expérience du nomadisme (au sens deleuzien) qui corrobore celle d’un laboratoire expérimental mobile, réhabilitant la subjectivité dans les expériences esthétiques communes. Eprouvant le concept d’énaction (Bateson, Varelo, Thompson), il s’agit de tenter de réhabiliter le subjectif dans nos pratiques, au sens élargi d’écologie (des interactions qui sont les conditions d’existence communes).

Les axes de développement mis en oeuvre dans les explorations artistiques de (n) sont :

  • l’ingéniosité dans le processus créatif (bricolage, systèmes naturels et systèmes artistiques ouverts). Situant l’artiste entre le bricoleur et l’ingénieur, il s’agit de mettre en avant la capacité des choses à se lier entre-elles, leur polyvalence.

  • le rapprochement des pratiques de paysage (art et environnement, art et écologie), de lieux, de contexte et des pratiques de mises en réseau (électronique, informatique). Il s’agit de transmettre, par et avec la pratique, d’exploiter les possibilités offertes par une science du concret.

  • l’autonomie et les modules. (n) propose des ateliers pour créer des modules de création artistique, ces ateliers étant eux-mêmes pensés comme des modules. De cette modularité découle des possibilités de mise en réseaux, d’inter-connectivité. Il s’agit également de partager des stratégies d’émancipation, pour les artistes, vis-à-vis des systèmes de conception, de production et de diffusion aliénants, en proposant l’utilisation de logiciels libres, de matériel et de réseaux ouverts.

Visuel : Vue de l’installation “Dérive, Ontdubbeling”, Virginie Bailly, Dominque Leroy, ON-TIME 2010

Visuels : Performance “Childwood Manifesto” de Laurie Peschier-Pimont et Lauriane Houbey, lors de Convergence/ALOTOF 2015.

Visuel : Vue du dispositif d’écoute de “Refrain”, projet réalisé par Alice Broillard lors de la rencontre “Convergence” / ALOTOF 2015

Visuel : Carte heuristique pour le projet ALOTOF, coopération artistique Européenne, 2013-2015 initiée par Okno, Kra & Ecos.

Visuel : Uni-de-uni, balade dans le paysage de Saint-Nazaire proposée par Cécile Mercat lors de Convergence/ALOTOF 2015

Visuel : Présentation du projet Island, le Laboratoire des hypothèses, 2015

Visuel : Vue de l’installation “Solar sound module/caravanlab”, ALOTOF 2013

VACA(n)CES

Processus

Le concept de vaca(n)ces de (n) est le coeur de projets ininterrompus d’actions artistiques qui disposent différemment le rapport à la contrainte, au temps, à la mobilité et à l’activité dans les expérimentations. Le repos, l’oisiveté, la détente, le bien-être et le non-agir, propices à la créativité, comme leitmotivs du travail de l’art.

Les vaca(n)ces permettent ainsi de créer une amplitude espace-temps, d’articuler les recherches artistiques dans un contexte élastique où l’inventivité performe. Le projet Surf prescriptio(n) intègre le concept vaca(n)ces : des pratiques de paysages à partir du surf s’organisent sur la Côte Atlantique (depuis La Pointe du Finistère jusqu’au Portugal). L’implantation ponctuelle d’un atelier nomade, le n(A) ou la carava(n)lab sur ces zo(n)es permettra des explorations plus engagées.

CHÈQUES VAVA(n)CES

Processus contributif

Lieu & date : Lancement lors de l’exposition « Chèques vacances », galerie RDV / Nantes / Mars-Avril 2017, activable lors des week-end «Surf prescriptio(n)» jusqu’en 2020.

Auteur : (n)

Les chèques vacances sont en vente en tant que contribution au projet VACA(n)CES. Ils permettent de suivre l’évolution des projets de (n), d’y contribuer par une forme de souscription qui n’omet pas la participation éventuelle tout en jouant avec la notion de spéculation en art. En tant qu’objet imprimé, un chèque vaca(n)ces est une oeuvre d’art dont la valeur évolue à partir de son prix d’achat (ex : 10 euros à la galerie RDV, à Nantes en 2017) au gré de la diffusion, de la pertinence et de la reconnaissance par les bords de l’art des projets (n), notamment le projet vaca(n)ces que les chèques vaca(n)ces permettent de financer. Le chèque vaca(n)ces n’a de valeur que signé par ses auteurs, soit authentifié en tant qu’oeuvre d’art, et sa validité pour une participation (à Surf prescriptio(n) par exemple) est définie dans le temps (date de péremption : 31/12/2020). Cependant, sa valeur marchande au contraire suivra une courbe que tous les acheteurs de chèques vaca(n)ces participeront à moduler ! Notez que pour tout achat d’un chèque vaca(n)ces, si vous glissez le chèque annoté de votre adresse postale dans l’urne, (n) vous enverra depuis ses vaca(n)ces, l’actualité de son travail artistique à votre domicile, réalisant sur mesure, une oeuvre unique vous étant adressée.

SURF PRESCRIPTIO(n)

Workshop

Lieu & date : Lancement durant l’été 2016, activable avec des «Chèques vaca(n)ces» jusqu’en 2020. Auteur : (n)

Après une première session Surf prescriptio(n) en juillet 2016 à La Pointe de la Torche en Bretagne, (n)* organise la Session 2017 les 10-11 juin pour prolonger l’exposition de la galerie RDV.

Surf prescriptio(n) est une des propositions du projet vaca(n)ces : des rendez-vous collectifs en milieux naturels afin de partager des expériences et pratiques de paysages. Surf prescriptio(n) vise à explorer nos modalités perceptives en ouvrant des potentiels expérientiels.

Sur inscription, chaque participant amène son rapport au paysage et s’ouvre à des expérimentations perceptives le temps d’un week-end de découverte à partir de diverses pratiques d’insertion corporelles, sensitives ou mentales sur des faisceaux énergétiques ; le surf étant un exemple de pratique immersive dans les ondes de surface d’un paysage.

Les participants peuvent proposer des activités déjà éprouvées ou expérimentales, des transmissions professionnelles ou amateurs ou simplement venir planter leur tente et participer aux ateliers. Initiation et pratique du surf (longboard), nage, lectures, performances sonores, pratiques chorégraphiques, yoga, qi qong, Body Mind Centering®, improvisation, dessins, collectes, élaborations de boissons** ou repas communs constituent un programme d’ateliers généré par les participants eux-mêmes. Surf prespcritio(n) permet d’expérimenter de nouvelles perceptions d’un paysage à partir de pratiques mutuelles, partagées et transmises librement dans le paysage.

Le programme est ouvert ! Précisions lors de l’apéro Blue Lagoo(n)* du vendredi 31 mars

Le droit d’inscription à la session 2017 correspond à 1 chèque vaca(n)ces (d’une valeur de 10 euros) Chaque personne peut participer à la session en toute autonomie (camping, combinaisons, repas, etc) ou bien choisir de réserver selon ses besoins :

– location d’une combinaison : 1 chèque vaca(n)ces – location d’une planche de surf : 1 chèque vaca(n)ces – réservation d’une place de camping dans le campement collectif : 1 chèque vaca(n)ces

Inscriptions à la galerie RDV jusqu’au 15 avril 2017.

** Blue Lagoon : boisso(n) ready-made cocktail bleu, spécialité de (n).

ZO(n)ES

Rubrique en cours d’écriture

(n)OZO(n)ES

Rubrique en cours d’écriture

JARDIN (n)Ô

Installation sonore

video-jardin-no

Visuel : Croquis préparatoire

Visuels : Vues de l’installation dans sa première version, galerie RDV, Nantes, Avril 2017.

Installation, performance, espace immersif et évolutif…Le jardin nô prend des formes variables en intérieur où exterieur : Un espace libre accueille quelques structures légères, tables/établis sur lesquels sont fixées et tendus une multitudes de dispositifs sonores, différents objets, résonateurs, instruments acoustique et d’amplification. Le tout est fixé de façon modulable avec des serre-joints disposés et posés dans l’espace tel un jardin japonais offrant la possibilité de circulation et contemplation. Pas de composition sonore, ni de scénarios fixes, les danseurs et participants au workshop sont équipés de capteurs de mouvements ; ils sont accompagnés et invités à évoluer dans l’espace. L’environnement de captation (piezos électriques, capteurs de mouvements et de lumière) et un programme informatique (pd) avec de multiples fonctions (tels des boucleurs, du traitement sonore) est préparé en amont et constitue un “écosystème” à activer et à réinventer à chaque lieu d’expérimentation. En entrant dans le dispositif, les danseurs équipés de capteurs de mouvements reliés au dispositif sonore réalisent petit à petit qu’ils participent à faire évoluer l’espace, une étrange chorégraphie se met en place, un jeu d’interactions.

Equipe :

(n) et Jean-François Rolez pour les modules constitutifs du jardin

Partenaires :

(n) remercie la galerie RDV à Nantes et l’association Lolab pour des temps de résidence prévus en 2018-2019

SÉDIME(n)TS

Expérimentations & Installations sonores

Estuaire Nantes/ Saint-Nazaire

2017-2020

Visuel : illustration du GIP-Loire Estuaire

Visuel : Croquis préparatoire, (n)/2017

« SÉDIMENTS » est un projet poétique de sonification et installations sonores réalisé à partir des données collectées par le GIP-Loire-Estuaire (Variables et mouvements de la Loire captés en temps réel où enregistrés). L’enjeu du travail artistique sera de sonifier les données depuis un atelier nomade : le (n)A. Le (n)A tantôt aménagé comme résonateur, tantôt comme base d’appui pour le déploiement de dispositifs sonores dans le paysage sera l’espace de recherche en immersion et permettra d’éprouver diverses perceptions de l’environnement, d’en réinventer une expérience sensorielle.

SÉDIMENTS s’inscrit également dans une démarche de réflexion sur des problématiques paysagères. Il porte sur le lien entre les qualités du grand paysage et les pratiques quotidiennes de ses habitants (vie animale, activités industrielles, agricoles, fonctionnelles, urbaines ou rurales). Le projet se veut catalyseur de débats autour de thématiques actuelles du rapport homme/technologie/nature/paysage.

Visuels : illustration du GIP-Loire Estuaire

Visuels : Croquis préparatoires, (n)/2017

SÉDIMENTS-DESCRIPTION

Sédiments est un projet poétique de sonification et installation sonore interactive réalisé à partir des outils et des données de l’estuaire de la Loire collectés par le GIP (données invisibles captées en temps réél où enregistrées sur de longues périodes permettant de générer les modèles hydrosédimentaires). Le modèle hydrosédimentaire simule l’évolution dans le temps des principaux paramètres physiques de l’estuaire : courants, niveaux d’eau, salinité, turbidité sont calculés tout au long d’une année caractéristique. Les résultats sont disponibles tous les kilomètres. L’enjeu du travail artistique sera de sonifier les données depuis un atelier nomade : le (n)A, choisir une signature sonore pour chacun des paramètres retenus, tenant compte des variations dans le temps et des contextes investis. Le (n)A aménagé comme résonateur et espace de recherche en immersion est posté en différents endroits de l’estuaire et permet en quelque sortes d’éprouver diverses perceptions de l’environnement dans lequel on se trouve, d’en réinventer une expérience sensorielle.

Les estuaires sont des milieux complexes où peuvent varier fortement et rapidement les différents paramètres physiques sous l’effet de 2 facteurs principaux : le débit du fleuve et la marée. L’estuaire de la Loire comprend une grande diversité de milieux et d’espèces en fonction notamment des niveaux d’eau et du gradient de salinité. Les grands aménagements réalisés tout au long du XXème siècle destinés à renforcer la fonction portuaire (chenalisation et comblement des bras) ont conduit à un abaissement de la ligne d’eau, à une remontée du front de salinité jusqu’à Nantes et au développement du phénomène de bouchon vaseux. Ils ont également induit des phénomènes d’hypoxie de l’estuaire, préjudiciables à la vie aquatique.

SÉDIMENTS déploie une démarche expérimentale et s’appuie sur l’idée de transduction dans le grand paysage de l’estuaire. Le projet expérimente différentes zones géographiques et différents dispositifs convertissant des signaux physiques aquatiques (les données et variables de la Loire colléctées par le GIP) en vibrations sonores interagissant avec les lieux investis. Les paysages sonores font partie de tout écosystème et constituent une manifestation fondamentale de la vie. Chaque individu et chaque espèce contribue et réagit différemment à un contexte sonore donné avec son propre mécanisme de perception et utilise diverses stratégies de communication. SÉDIMENTS vient contibuer à cet ecosystème sonore en se greffant sur le paysage (réseau de communication, équipements infrastructures existantes, installations industrielles, végétation, le (n)A utilisé comme résonnateurs).

SÉDIMENTS : ENJEUX ARTISTIQUES

“SÉDIMENTS” et le (n)A est l’occasion de réunir des contributeurs, chercheurs, artistes théoriciens sur l’art du son et l’écologie et de leur proposer un contexte vivant de rencontre. Les expérimentations feront appel à des domaines et des pratiques de paysage très diversifiés telles que la marche, l’art sonore et la pratique d’installation, la bioacoustique, la biologie, l’écologie, l’ethologie, la pratique artistique telle la synthèse audio, la programmation et l’interaction avec les milieux. Nous savons encore très peu sur les relations complexes entre paysages et paysages sonores ou l’importance de l’écologie acoustique pour tous les organismes vivants, y compris nous-mêmes. Le processus de création Sédiments propose une plongée, une recherche artistique relative à la notion d’entropie écologique, au cœur des projets menés dans le n(A) - nomadic Atelier -  un atelier conçu comme un « laboratoire de paysages » mobile et autonome. Cette cellule de travail est un espace d’expérimentation puisant « en direct » les données du contexte dans lequel il se poste pour quelques temps. Le rapport au temps réel, souvent rejoué dans diverses œuvres sonores (un propos détourné dans le projet Sédiments!), prend ici la mesure du contexte choisi. Il s’agit de proposer des expériences perceptives, confrontant les données prélevées dans la « zone » investie à leur remodèlement, quasi architectural, pour créer des dispositifs, des champs d’écoute, de déambulation, d’observation, d’analyse, de lecture du contexte exploré. Il s’agit en quelques sortes d’éprouver diverses perceptions de l’environnement dans lequel on se trouve, d’en réinventer une expérience. L’atelier nomade permet l’expérimentation des données environnementales immédiatement prélevées tout en engageant des processus collectifs, où l’expérience du “commun” naît à travers des croisements d’expériences et de compétences (workshops collaboratifs, temps publics, rencontres, conférences, débats, fabrications, projections de films, pratiques expérientielles diverses, balades, moments conviviaux, etc) via l’atelier devenant un lieu de rendez-vous, un espace d’expériences communes. Conçu comme un atelier qui jouerait son propre modèle de production comme un objet artistique, l’enjeu du n(A) est de travailler en direct, en live à des propositions esthétiques réagissant aux problématiques contextuelles choisies : pour Sédiments, l’estuaire de la Loire est un « terrain » en cours de déploiement. Le travail conçu et présenté au n(A) consiste à questionner l’imaginaire, nos modalités perceptives en adoptant une méthode propre à chaque site, une technologie « sur mesure ». Il devient un laboratoire de développement d’outils permettant de pratiquer un lieu (de l’appréhender, le traverser) grâce à des propositions artistiques recevables « immédiatement ». C’est le rapport incessant au dedans/dehors génère le propos esthétique.  Par ailleurs, l’aspect partageable visé par le n(A) et la dynamique collective traitent d’une forme d’  « ultramédialité », telle qu’en parle Roberto Barbanti. Les moyens technologiques engagés brisent en effet la barrière entre technè et bios, artifice et nature ; la technologie semble se dissimuler dans la nature, se l’approprier, et c’est l’hybridation entre le sujet et l’objet qui créer des conditions nouvelles dans la perception. Autrement dit, et pour citer R.Barbanti : « le medium, l’aspect matériel du phénomène technique, en disparaissant, tend à absorber en lui-même ces deux « anciennes » déterminations qui sont le sujet et l’objet, en créant ainsi des conditions nouvelles dans la perception ». C’est de cette dynamique ultra – média et de ses implications artistiques dont il s’agit dans cette recherche, un positionnement artistique qui dépasse les questions de la représentation. Le n(A) cherche à explorer l’actualisation de cette écriture artistique ; et la dimension acoustique de Sédiments,  plus qu’un déploiement temporel, est une tentative de trouver des modalités relationnelles pour « écouter » autrement le paysage de l’estuaire.  L’atelier n(A) posté en extérieur permet la convergence des énergies des espaces explorés, des dynamiques environnementales, de leur complexité, en inventant sa propre méthode, depuis les outils jusqu’aux moyens de diffusion et de partage. Le projet Sédiments inaugurera le cycle de recherches du n(A). Marina Pirot / Sept 2016

Équipe :

(n) et SNhack/Jean-François Rolez pour les modules constitutifs des installations

Partenaires :

DICAM-DRAC des Pays de la Loire / SCAM (Société civile des auteurs multimédias) /

noyauXchange

noyauXchange est une monnaie artistique qui utilise des noyaux de cerises gravés comme unité d’échange de temps.

Le Noyau comme laboratoire artistique est le lieu d’expérimentation de l’auto-éco-organisation et de l’hybridation des pratiques. Les noyaux permettent d’échanger du temps, du matériel, des savoirs faire et des services entre membres ; ils incitent à l’émergence de collaborations.

À travers la création d’une monnaie artistique et faisant sien l’adage de Robert Filliou : « L’art, c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art », (n) propose d’inventer un environnement favorable à des projets artistiques qui s’inscrivent dans une dynamique sociale. Comme bon nombre d’artistes contemporains, (n) pose ici la question du processus, de l’évolution de l’œuvre dans le temps et questionne l’économie de la création artistique.

INTERMISSIO(n)

Coopération internationale avec les projets : SÉDIMENTS, RONCES DES VENTS, WHITE SPIRIT, TUBE

WHITE SPIRIT

Projet de recherche doctorale, Marina Pirot (en cours d’écriture).

White Spirit, est le titre d’une recherche-création concernant les questions de la perception à une époque où l’on nomme les 95 % d’inconnu, d’imperceptible et d’irreprésentable de notre univers “matière noire” et où l’on symbolise le spectre lumineux ou celui des fréquences par le “blanc”. Le champs théorique exploré est celui de l’esthétique contemporaine, le “white cube” de l’espace d’exposition se confondant aux black box de l’espace scénique, s’étant dissocié de l’esthétique moderne vers une éco-esthétique où l’esprit de création prime sur les objets ou les images produites. La notion d’écologie de l’art renvoie à la dimension contextuelle de l’art, quand celui-ci soustrait à la question de la représentation (qui n’est plus son actualité au 21è siècle) celle de la perception, l’expérience de l’art devient située. Le champ artistique exploré est celui de l’art expérimental, l’art qui expérimente ses techniques autant que l’art qui propose des processus pour une expérience partagée. L’esprit de la démarche initie des oeuvres en éco-creation1, White Spirit s’intéresse aux oeuvres relatives à l’expérience esthétique et à l’écologie, aux interactions de notre système perceptuel avec le monde environnant.

Postulant une ère de révolution/révélation de nos modalités perceptives, dont l’art serait le meilleur espace de rencontre, la recherche White Spirit porte sur l’espace collectif de notre bio-techno-sphère explorée par “l’art comme expérience”2.

Il s’agit de proposer et d’étudier des expérimentations artistiques où le sujet de la perception fait oeuvre en mettant en relation le réel, le monde, l’environnement avec notre corps perçu et percevant. A partir de réflexions sur le corps esthésiologique que définit Merleau-Ponty (“l’Esprit est l’autre côté du corps”), par plis, entrelacs, nous adopterons la posture du surfeur, qui s’insère dans une onde pré-existante” pour étudier les interactions des nouvelles technologies (programmation et interactivité) et des technologies du corps (pratiques somatiques et kinesthésiques). Il s’agit d’étudier comment par des procédés proprioceptifs et imaginaires, un processus de réhabilitation du sensible (de “rescendance du sensible” 3) propre à l’art, propose de nouvelles valeurs.

Or l’art de l’expérience qui propose des contextes d’interaction éclate les perceptions directes et indirectes en sollicitant l’imaginaire, condition de la perception entendue comme action perceptive. Sans doute ce type d’oeuvres forcent-il notre système somesthésique à une expérience esthétique, une esthétique active (un ressenti esthétique qui engage mon “devenir perceptuel”). L’imaginaire de l’art sollicite en effet des capacités cognitives et sensorielles. Dans une perspective de pensée écosophique4, où corps, esprit, activité, passivité, sujet et objet sont en interaction, les contextes explorés pour White Spirit seront des paysages.

Au-delà de la dimension auto-réflexive des oeuvres d’art, il s’agit de questionner comment les mécanismes et techniques au service de l’artistique créent des démultiplications perceptives qui augmentent les potentiels de la situation sensorielle (visuelle, audible), de la vivre et de la faire vivre in situ. Je propose que l’effet de distorsion, de déphasage propre aux oeuvres qui interpellent ces potentialités emprunte le modèle de l’onde pour cette recherche. En effet le mouvement ondulatoire, plus précisément est une modalité technique propre aux 2 approches interpellées : le paysage sonore et le paysage du corps.

En résumer : en quoi les pratiques artistiques transversales d’éco-création articulant des approches technologiques et somatiques dans des contextes situés (des “paysages”) participent-elles d’une expansion de nos modalités perceptives? La mise en regard entre les pratiques artistiques technologiques (l’art sonore sera privilégié) et les pratiques somatiques (le Body Mind Centering® en performance sera mis en avant) constitue une double entrée d’analyse pour un focus de recherche sur la perception et l’écologie.

La méthodologie de travail proposée pour ce travail de recherche est un n)A - atelier nomade (type caravan’laboratoire) positionné dans des paysages. Le(n)A est une cellule autonome, un laboratoire de création partagé, greffé quelques mois ou années à un paysage, activé par le duo d’artistes (n) Dominique Leroy et moi-même ainsi que de nombreux contributeurs et collaborateurs du champs de l’art expérimental technologique et chorégraphique dans une approche écologique de l’art. Le (n)A surfe les contextes investis et en propose des dispositifs expérienciels dont les visées esthétiques, les méthodes de production et les modèles de diffusion procèdent d’une pensée nomade en acte.
Pour reprendre la pensée écosophique4,c’est “l’écologie de l’esprit”5 (que F. Guattari nomme imaginaire) qui guide le focus de le recherche. Le paysage est l’extériorité choisie par le (n)A, pour éprouver la plateforme collaborative et ses expérimentations artistiques techniques et corporelles modulaires.

En effet les outils technologiques élaborés en modules dans le (n)A, ré-assemblés in situ à chaque projet, remodelant les données du site, visent à créer des dispositifs d’écoute tout autant que les pratiques somatiques (somesthésiques ou kinesthésiques) dont les techniques pensées en modules sont ré-agencées à chaque projet.

La mise en parallèle des nouvelles technologies et des technologies du corps postule que plutôt que s’opposer, chacune participe bien à un outillage perceptif commun, et est en mesure de fabriquer ses propres instruments, et générer ainsi de nouvelles valeurs. C’est par l’écologie perceptive que naissent des valeurs esthétiques, une éco-poïétique.

Un premier axe d’étude est celui des nouvelles technologies (électro-acoustiques, numériques) qui ont certes participé de nos transformations sensorielles (capter, enregistrer, stocker, transmettre les données du réel) mais en permettent sans doute aussi “un nouvel assemblage programmatique et dynamique”. Utilisées dans une logique écosystémique, les technologies (multimédia, programmation, transduction sonore) influent directement sur notre faculté d’imagination. Celle-ci n’est-elle pas cependant moins absorbée dans nos prothèses techniques performantes que décuplée en potentialités inédites? “Le conflit des perceptions”6 qui met en cause les pratiques technologiques dénonçant leur tendance à fusionner réalité et imagination est sans doute plutôt le conflit de leur synchronisation. Une nouvelle sensorialité née de l’inter-médialité ou plus précisément de l’ultra-medialité7 tant bouleversée dans notre rapport à l’espace, au temps, aux sujets, objets, singularités, extériorités, semble contrainte à penser notre rapport au réel selon les opportunités du virtuel. Ainsi, les pratiques de paysage associant des outils technologiques (ex : modules numériques et électroniques à base de cartes ARM et capteurs) proposent-elles un art expérimental technologique situé où par des jeux de décalage et de discontinuité, notre perception immédiate est “augmentée”, diffractée. En d’autres termes, les technologies nous redonnent du corps, pour appréhender le réel. Les technologies expérimentées dans l’optique White Spirit tendent à une esthétique environnementale. La question du paysage sonore sera prioritairement développée à partir du (n)A (capteurs de paysage, transducteurs et dispositifs d’écoute kinesthésiques/ cinématiques).

Il est à noter que la posture de travail adoptée est celle de l’Art Libre (des données ouvertes) par des plateformes techniques collaboratives. Il s’agit de ne pas participer aux systèmes de contrôle mais d’inventer une autonomie et des techniques accessibles et transmissibles.

Le second axe de la recherche White Spirit s’intéresse au courant des “pratiques somatiques”7, trouvant ses origines dans une révolte contre le dualisme” corps-esprit, qui construisent des dispositifs expérienciels de dialogue avec le milieu, l’environnement via une exploration perceptive principalement centrée sur la kinesthésie et la proprioception. Ces pratiques, souvent l’instrument privilégié des danseurs cherchant un mouvement organique, naturel, un geste authentique, sont devenues plus largement un outil pour les artistes cherchant à questionner le corps, à inscrire la justesse de leur geste dans un milieu. Les technologies du corps, elles aussi, ont semble-t-il glissé du corps-objet, corps- instrument au corps-milieu. C’est la recherche de l’adaptabilité du corps au milieu, nommée “médialité”7 qui nous interpelle précisément dans les pratiques somatiques. Pour leurs recherches artistiques, les artistes usent des pratiques somatiques à des fins techniques (justesse), d’interprétation (qualité) ou personnelles (le plaisir de se mettre en mouvement et celui de partager une pratique). Ces pratiques nourrissent également des connaissances par un ressenti interne reliant savoirs et savoir-faire. Le nouveau modèle du corps produit par les pratiques somatiques, nommé récemment « soma-écosystème »7 basé sur les notions de potentiel, de diversité, de réciprocité et de l’interaction du corps dans son environnement m’intéresse précisément quant aux recherches sur l’éco-poétique. C’est la question du corps paysage proposée à partir du (n)A sera expérimentée in situ.

Inscrites en Art Libre également, les pratiques somatiques étudiées visent à ne pas pas participer à la dérive marchande des bio-pouvoirs et se positionnent bien en résistance à un modèle économique qui les place souvent en vitrine du marché du bien-être.

Comment, l’insertion des pratiques somatiques et technologiques dans le champ de l’art libre vient-elle poser la question du rapport au monde, déplacer certaines approches de ce qu’il est difficile d’appeler « LE corps » percevant et perçu et ouvrir à un autre regard sur le rapport au milieu et aux autres?

Les expériences artistiques destinées à la dissociation de nos perceptions qui font surgir des expériences qui “forcent” notre système somesthésique, le transforment en système somesthétique. De telles expériences deviennent à la fois artistiques et esthétiques.

A partir de la question écologique dominante, qui nous oblige à repositionner la question de l’art dans le contexte bien plus vaste du monde (à “rêver d’autres rêves” comme dit la philosophe Isabelle Stengers), le travail de l’art se confronte à l’imaginaire collectif, à la question des moyens de production, des techniques, du vivant, de la nature ; c’est dans cette complexité qu’une écologie de l’art est identifiée.

White Spirit s’inscrit aussi dans la suite du Black Mountain College ou du Bauhaus, proposant des laboratoires créatifs producteurs de valeurs par le changement des pratiques et des usages. Proposer des terrains de rencontre sur la question de l’imaginaire, de la création, de la production collective dans des contextes situés et sans cesse renouvelés, est l’expérience de la pensée nomade où la perception est au coeur de l’artistique et de l’esthétique. Cherchant à échapper au risque communautaire (aux cadres coercitifs de pensée), ces nouvelles pratiques procédant du “faire ensemble” et du “faire par le vivre ” font le constat qu’un “white mountain college” (qui serait comme une université libre des arts, mobile et dynamique) serait peut être moins un lieu qu’un esprit, et sans doute celui-ci est-il déjà à l’oeuvre, de plus en plus d’ artistes usant de processus sollicitant un imaginaire collectif en actes, pensant les questions d’autonomie, d’économie, d’esthétique et de transmission dans leur réciprocité. C’est centrée sur la question de la perception en art et l’écosystémie des propositions artistiques explorées que ma recherche postule qu’un esprit plutôt qu’un lieu, un “White Spirit” serait à l’oeuvre.

Les enjeux du travail de l’art deviennent ceux d’une esthétique active, qui devient une écologie, une éco-poéïtique (au sens politique du terme). J’envisage cette recherche par un travail d’ analyse au long cours des expérimentations artistiques du (n)A, une écriture par réversibilité en quelques sortes, une écriture surfing.

LE (n)OYAU

Lien vers le site web : Le noyau

Le noyau est un lieu de recherche et d’expérimentation artistique situé dans les jardins du musée Dobrée à Nantes. Il a comme objectif d’interroger l’esprit du lieu et de faire émerger des propositions au croisement de son histoire, de ses collections, de ses paysages. Il facilite la convergence d’acteurs locaux et étrangers, artistes, écoles, associations, visiteurs, professionnels de l’art, scientifiques, amateurs avertis et non-experts pour inventer et faire vivre les jardins, en tant qu’espace de transition, entre la ville et le musée.

Une période de recherche et de préparation fin 2015 et un premier temps de partage avec le public au printemps 2016 associent installations, présentations, performances, projections, séminaires, ateliers pratiques.

L’esprit du projet

Le Noyau doit s’entendre comme un lieu d’échange, d’expérimentation, de débat et de rencontre sur le thème de l’art, du jardin de musée, comme lieu de transition hétérotopique. Au cœur du Noyau se trouve la création, soutenue par l’élaboration d’un programme de recherche partagée (documentation, ressources techniques et théoriques) et d’aide à la production d’œuvres/actions/expérimentations dans les jardins du musée Dobrée. Il s’agira d’associer des artistes (locaux ou étrangers) qui abordent le site, les jardins et l’expérience de ces derniers comme une “forme artistique” qui prend attache aux récits qu’ils portent (leur histoire, leur situation urbaine, les collections du musée vers lesquelles potentiellement les visiteurs cheminent, leur part naturelle liée à la saisonnalité de la faune et de la flore, leur devenir…). Ces artistes seront aussi invités à proposer différents scénarios et partenariats qui nourriront le projet et la réflexion portée par le Noyau. Ils pourront faire des propositions de processus in-situ et de collaboration les plus pertinentes, certains projets étant brefs, d’autres indexés sur des processus naturels très lents. De même, compte tenu du caractère transitoire de ce projet qui laissera place en 2018 au nouveau projet de restauration du musée, une réflexion devra être engagée sur la mise en place d’outils de travail évolutifs et partagés prenant en compte l’autonomie, la mobilité et la légèreté. Ces outils devront servir au projet mais aussi faciliter l’accès des publics aux différentes problématiques soulevées.

CA(n)DIDATURES

(n)ICC

Texte sur la création d’une Interface de Co-construction de (n)

CA(n)DIDATURE

Texte explicatif sur les propositions de candidatures Téléchargement de formulaire a retourner à (n) par e-mail ou par la poste

(n)OTES & (n)OTICES

Outils collaboratifs utilisés par (n) : FRAMASOFT , DOKUWIKI

Liens vers les pages (n) collaboratives :

MAI(n)TENANCE

Texte sur la Maintenance volontaire, la contribution et le mécénat ouvert avec l’interface (n)ICC

CO(n)TACT

marina@marinapirot.info

dom@dominiqueleroy.info

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Abonnez-vous à la liste “Comité-n” ! En vous abonnant vous rejoignez le Comité d’Écoute Spatiale, vous êtes informés des activités proposées par (n) et avez la possibilité de participer au groupe support des actions de (n).

ano(n)yme

Marina Pirot

Visuel : Marina Pirot, MOTOZO(n)E / 2016

Marina Pirot est commissaire d’exposition indépendante et artiste investie dans le champ de la performance (art contemporain et chorégraphie) depuis 2005. Diplômée de l’Ecole Supérieure d’Arts de Paris-Cergy en 2004 après un IUP en ingénierie culturelle à Lille III, elle engage sa démarche artistique par des résidences qui questionnent l’art in-situ. Menant ses investigations artistiques dans une approche performative des contextes investis, ses axes de travail s’articulent autour de la notion de résidence d’artiste, d’art contextuel et d’interaction. Créatrice d’une plateforme de production artistique nomade ON TIME qu’elle dirigera de 2006 à 2015, diverses invitations d’artistes comme le collectif INTERIM (Till Roeskens, Séverine Hubard…), les artistes Mathias Poisson, Nicolas Couturier, Fabrice Gallis, Laurie Peschier-Pimont, Lauriane Houbey,etc se sont déployées sur de longues durées, chaque projet générant ses propres géographies et temporalités. Son travail artistique d’installations est exposé notemment à la Fondation Ecureuil de Toulouse en 2011 ou dans les scénographies de la chorégraphe Nathalie Artufel ou de la musicienne Soizic Lebrat. Lors de la création de Kaïros en 2013, nouvel espace de laboratoire artistique à Rezé (44)), elle crée une cellule de recherche : les ateliers performance mêlant des artistes du champ chorégraphique, musical et des arts visuels (L.Peschier-Pimont, M.P. Duquoc, B.Travers, J. Quentel, etc).

Responsable et directrice pendant 3 ans de la création d’une résidence d’artistes dans une collectivité territoriale à Rocheservière (85), son projet a procédé du suivi de la maitrise d’ouvrage comme d’un temps de résidence en chantier cherchant à définir l’identité d’un nouveau lieu de recherche pour les artistes (quelques artistes invités : Keita Mori, Tatiana Wolska, Micha Deridder).

Co créatrice en 2015 de (n), duo d’artiste avec D. Leroy, dont l’approche écologique de l’art, par la pensée (n)omade déploie et expérimente un laboratoire de création partagé, ils axent leur pratiques sur l’expérience perceptive à l’aune des nouvelles technologies mixées des pratiques somatiques. Un atelier nomade le(n)A intègre un dispositif avec des partenaires européens en 2018.

Dominique Leroy

Dominique Leroy travaille à Saint-Nazaire (SNhack) depuis Janvier 2014. Il a suivi une formation dans le domaine des arts visuels et multi-médias à Nantes et Anvers (HISK, post diplôme) et poursuit un travail de création artistique en lien avec différents laboratoires culturels européens. Après ses études aux beaux-arts de Tours et de Nantes, il co-fonde l’association « La valise » avec cinq jeunes artistes, issus de l’école d’art Nantaise dont le but était d’organiser des manifestations artistiques dans des lieux non conventionnels. En 1997, ils installent leurs ateliers dans une gare désaffectée à Oudon, un village situé à 30 km de Nantes, où ils organisaient des expositions estivales, ouvertes à d’autres artistes. Résolument pluridisciplinaires (arts plastiques, science, cinéma, vidéo, musique, informatique…) le groupe s’inscrivait dans une démarche individuelle et collective à laquelle Dominique Leroy a contribué jusqu’en 2000. Entre 2000 et 2005, Dominique Leroy est invité à nombreuses résidences en France et à l’étranger (ex : résidence « La pommerie » axée sur l’art sonore, pépiniere européenne pour jeunes artistes à Mons (B), lauréat au HISK (Anvers, Belgique), résidence à OKNO et NADINE à Bruxelles… Ces résidences s’accompagnent d’expositions en Belgique, Pays-Bas et Angleterre (ex : CITY SONICS/Mons (B), digital studio, ICA/Londres, W139/Amsterdam, De Apple Fondation/Amsterdam, Palais des Beaux-Arts/Bxl, STUK/Leuven etc). En 2005, de retour à Nantes, il rejoint des projets artistiques développés par les associations locales (ex : MIRE, APO33, Labtolab/PING) et participe à des échanges entre structures européennes à Budapest, Madrid, ainsi qu’ à des expositions et festivals « arts et technologies » (ex : festival PIKSEL en Norvège, Rainforest IV, area 10 Londres). En 2006, il fonde l’association ECOS et organise jusqu’en 2010 des rencontres internationales sur le thème de l’art et de l’écologie urbaine. Dans le même temps, il coordonne des résidences artistiques avec le soutien des colléctivités locales et de fondations (ex : Fondation Langlois pour l’art et la technologie, fondation Mondrian, Fondation de France…). Au sein d’ECOS, il accompagne des projets dans l’espace public et acquièrt une expérience dans les secteurs de l’économie sociale et des développements urbains en coordonnant des projets créatifs impliquant la population, des artistes, des architectes, des paysagistes. Il co-anime entre 2013 et 2015 un réseau d’artistes et de laboratoires culturels basés dans différents pays européens grâce au soutien de l’Europe (ALOTOF/ A Laboratory On The Open Field, intégrant le programme Europe culture sur le thème du jardin comme lieu d’expérimentation avec KRA, Kravin Rural Art en République Tchèque, OKNO et Nadine en Belgique, FOAM aux Pays-Bas.), actuellement, il travaille à la conception et réalisation d’une scénographie pour la compagnie David Rolland chorégraphie conçu comme une sculpture autonome faisant appel aux technologies numériques (découpe, robotique). Il amplifie actuellement ces recherches sur les laboratoires artistiques mobiles entre l’Europe et l’Afrique du Nord (ex : formation “cooperer MED2016” avec Relais Culture Europe à Casablanca, Under the sand, projets artistiques en Tunisie). Il anime également ponctuellement des workshops dans les écoles d’art, d’architecture, de design, d’arts appliqués (Nantes/Pau/Poitiers/Angoulême…) et coordonne le projet “Le noyau” (2015-2017) pour le jardin du musée Dobrée en collaboration avec le service culture et grand patrimoine du département de Loire Atlantique.

Liens : www.dominiqueleroy.info www.ecosnantes.org

PARTE(n)AIRES

_ 2017-2020 : DRAC des Pays de la Loire, SCAM (Société des auteurs multimédias, Paris)

*SÉDIMENTS est soutenu dans le cadre du dispositif DICAM - DRAC des Pays de la Loire, et par la SCAM (Société des auteurs multimédias) dans le cadre de la bourse “brouillon d’un rêve”.

PARTE(n)AIRES ASSOCIÉS

Association SNHack (Saint-Nazaire Hack) : www.snhack.org

COMMA(n)DITAIRES

_ 2015-2016 : Département de Loire Atlantique

Le projet expérimental du Noyau a été impulsé sur l’initiative du Département de Loire Atlantique, sur une proposition artistique de l’association (n), pour accompagner la phase transitoire qui mène au nouveau projet de restauration du musée Dobrée.