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AGRILAB

AGRILAB #1 est un temps fort de rencontres et de partages entre experts et non experts de différentes disciplines (paysagistes, artistes, agriculteurs, scientifiques…) pour pratiquer un paysage en transition. Le site du projet : https://n-a.life/RANCH

1er site : Les maraîchers des Couëts- Bouguenais-Nantes (44).

Durant une semaine, chacun est invité à proposer aux autres participants un atelier selon son activité et ses questionnements. Les ateliers sont animés par le désir de mise en commun de savoir faire, de savoir penser et d’expérimentation du paysage. En lien avec les questions de mutations écologiques et de renouvellement artistique, ces ateliers pratiques nourrissent discussions et pistes de recherches sur de nouveaux modes de productions « agri-culturels ». Ces rencontres reposent sur le principe d’échange de pair à pair.

Située en périphérie nantaise, la zone expérimentale est au cœur d’un paysage aux enjeux environnementaux, et culturels propices aux thématiques explorées.

Contexte

La zone d’expérimentation est située sur un site agri-culturel de 6 hectares en périphérie de Nantes, cultivée par des maraîchers bio (“Les deux feuilles” et “l’Escarbotte”). Le site est équipé d’un atelier nomade- le [NA]- ainsi que d’une serre. Une partie des espaces agricoles, la serre, et le [NA] sont mis à disposition des participants. L’association (n) installe une infrastructure minimum sur place (toilettes sèches, cuisine nomade, barbecue, électricité, vidéoprojecteur et autres dispositifs multimédias…). Agrilab incite à l’autonomie, l’auto-organisation et au travail en groupe concernant l’organisation sur site, les repas, l’hébergement, etc.

Le thème central est la régénération des pratiques et usages à l’aune des questions écologiques et à l’ère des nouvelles technologies du libre et des écosomatiques.

Au coeur des rencontres : le paysage au travail, les notions de météorologie et de transduction.

Les axes spécifiques développés

-les pratiques de paysage, les liens aux acteurs des sciences participatives (échanges avec les naturalistes, scientifiques, agriculteurs, pêcheurs, etc) ;

-le renouvellement des pratiques artistiques comme modes de faire via les contributions, les collaborations avec les acteurs locaux ;

-les recherches en lien avec le maraîchage et les outils agricoles.

Les propositions de “re-connection aux milieux”, questionnent l’art de l’agriculture, les gestuelles, postures, outils, et types de perceptions à l’œuvre dans les paysages travaillés.

Les objectifs principaux

-enrichir le patrimoine naturel et culturel

-favoriser la création et la recherche

-mettre en relation des artistes-auteurs, des chercheurs locaux sur un terrain d’étude et d’expériences.

Il s’agit d’expérimenter, de concevoir dans un contexte nouveau, en écho à ses axes de travail, avec des moyens techniques, logistiques et humains inhabituels. La documentation des workshops et des œuvres produites sur site est réalisée sous licence “art libre” (http://artlibre.org/) et “creative commons” (https://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Creative_Commons). Agrilab fonctionne sur la base de l’échange libre entre participants, les rencontres sont organisées sans financement ni sans subventions.

Déroulé de la semaine

Jour 1 : mardi. Café rencontre des premiers participants. Visite du site par les pieds. Premier atelier éco-somatique sur l’écoute (Marina). Improvisation d’un atelier d’écoute-contact avec des tiges de Rumex comme instrument d’écoute la serre, des fenouils, des os du corps. Cueillette pour le repas du midi. Promenade le long du ruisseau de la Jaguère : -atelier reconnaissance de plantes (Julie) -retour en aveugle en duo Présentation du patch sonore météorologique pure-data (Dominique). Échanges sur l’open source et l’art libre.

Jour 2 : Mercredi. Café rencontre avec les deux équipes de maraîchers. Maraîchage somatique (Pedro) : binage en goupe dans les courges. Nouvelles arrivées : 12 personnes. Hymne Agrilab dans les champs avec la danse en 8. Cueillette, repas, échanges sur les modes de productions des projets artistiques de territoire. Présentation d’ouvrages (Julie et Izumi). Exposition de dessins d’inventions d’outils agricoles (Dominique). Atelier “sieste sonore” (Antoine et Izumi). Retours d’expériences des perceptions d’« entre-sons ». Fin de journée libre. Pique-nique.

Jour 3 : Jeudi. 6h20 sur site : cueillette avec le maraîcher Manu (Pedro, Antoine, Marina). Rencontre avec Géraldine sur des “mantras” de plantation. Maraîchage en groupe : désherbage des courges et captures de doryphores du champ de pommes de terre. Repas sous le vent. Rencontre avec un architecte (Jean François) : sur des réseaux de lieux d’arts en transition (compagnonnage, chemin de Compostelle, marches artistiques). Apéro avec un maraîcher : débat sur les subventions/contreparties en art et en agriculture.

Jour 4 : Vendredi. Paniers avec le maraîcher Manu. Marina, Carole et arrivée de Juliette. Repas discussion sur les droits d’images, droits d’auteurs et les processus en art libre. Atelier enregistrement sonore du tracteur et de la bineuse (Manu, Dom et Antoine) : écoute solidienne. Atelier « plonger danser dans les ondes » (Carole) : rencontres avec les arbres, les feuilles et conversations avec les chèvres, le poney! Pique-nique public : échange sur l’art par agentivité, les processus socio-actifs. Danse en silence en bords de Loire en mémoire de Steve, une semaine après le drame. Session d’écoute à la tombée de la nuit : son des grenouilles, écoute des rushs de l’apres midi (Dominique, Antoine, Manu), écoute de Fordlandia (album sonore).

Jour 5 : Samedi. Café sur site. Arrivée de nouveaux participants. Atelier « balade vers les chemins d’accès au site » (Cécile). Échanges avec Michel sur les institutions de l’art et leurs auto-destructions. Atelier ““écoute-contact”, fabrication de transducteurs, stéthoscopes (Dominique, Antoine). Repas avec Edith « Art et permaculture ». Arrivée de Théo, Chloé, Margot et Benjammin. Présentation des encres végétales (Julie), échanges techniques avec Margot. Débats sur les circuits de diffusion de l’art, les amplificateurs de projets (facebook, etc). Atelier « monostick-paysage » (Julie et Marina) Lecture croisée de textes automatiques.

Témoignage de participante

L’atelier “sieste sonore” d’Antoine et Izumi.

La proposition d’atelier d’écoute d’Antoine rencontre l’envie d’Izumi de faire converger du texte et du son dans un environnement.

« On propose en duo un atelier de sieste sonore dans un coin de sous bois à l’abri de la chaleur. L’idée est de prendre en compte l’inattendu, les bruits de fond, les bruits parasites. Ensemble, on créer une chorale de textes déclamés par les participants. Nous nous passons le relais : par un contact particulier nous devenons tour à tour chef d’orchestre de cette chorale du paysage.

Dans l’écoute, nous perdons le sens des mots, les textes se mélangent et communiquent. Le bruit des arroseurs nous surprend. Capter la fréquence de l’avion par les oreilles, et la faire résonner dans son corps, par la voix. Entendre les voix des autres déclamer des textes, leurs intensités différentes : quand je suis loin de l’autre ma voix ne se mélange plus. Nappe sonore de bruits du paysage. On fait parti de ce paysage. Prendre le temps d’écouter, de sentir le paysage qui nous entoure. Prendre la température du lieu, ensemble, et sentir comment on la modifie. »

Temps complet de l’atelier : 1h30 d’écoute suivi d’une demie-heure d’échanges.

AGRILAB #2

Agrilab 2019 s’achève avec le projet d’AGRILAB#2 pour le printemps 2020. Dates provisoires : 25 au 30 mai 2020. Riche des expériences et ateliers des premières rencontres, Agrilab #2 pourra interroger l’écologie de l’art dans ses modes de faire “sans transition”!


Mots émergés d’ AGRILAB #1

écoute |maraîchage somatique |paysage au travail |inframince | entre-sons | l’instable | la suffisance | relation ethno amendement | communs | gestes | outils | 3é point d’appui | météorologie : se laisser impacter par les milieux | co-auteurs | ne pasde breveter le milieu | le milieu, legroupe co-génèrent | travail | l’écoute | ondes | flux | fluide | groupe | modes de relations | chemins derelations | importance du groupe | amplificateur | amplifier |quelle fréquence | (facebook ?Institutions ? comme amplificateurs…) | faire image/ne pas faire image | choisir ses modes d’amplification | media de partages | diminuer au maximum l’amplification | distribuer | pédagogie et transmission (aucœur de la genèse de l’art) | le temple del’art/lieu de pouvoir | économie de moyens | agentivité | l’artiste colporteur & apprenant | collecter | transmettre | conduire | traduire| l’artiste transducteur | conducteur d’énergies | la météo impacte les formes artistiques |planning et programme composent avec l’imprévu | des forces(surnaturelles) qui nous relient | énergie | flux de travail dématérialisation | exercices somatiques (le jet d’eau comme imprévu) | écoute d’un milieu vivant | mouvant riche en surprises | les plantescomestibles (cultiver , augmenter ses connaissances) savoir et connaître | cerveau et écouter avec ses pieds savoirsd’expériences | savoir positifs, scientifiques science | connaissance | para-science | poésie art comme modes de savoirs et de connaissance | expertise et compétences (reconnaître les plantes pour les manger) | les droits deréappropriation dans un travail de « laboratoire »commun et pluriel | les droits d’images traces images | sons,etc : prendre le risque | s’engager | les photos prises peuvent donner qqch de négatif mais aussi de magnifique, art | art | le travail de l’art | la recherche en art | engagement | laresponsabilité artiste | agentivité écologie de la pratique un lieu | le travailde l’art |une ferme en art la recherche en art | espace privé etespace public | règlement intérieur du lieu droits images | respecter les espaces | faire signer | adhérer à l’asso et au règlement intérieur | droits ouverts et creative commons | un terrain de recherche privé | recherche collective | copyleft attitude | art libre : ne pas imposer l’ouverture | l’art libre est-il une fermeture ? l’inframince (l’haleine et lafumée : la rencontre entre les 2) |Interpénétration entre sons des oiseaux, avions, du périphérique, nos sons chantés,fabriqués par les outils : le travail de création desparticipants contribuer des œuvres nées des matériaux explorésen collectif la documentation dela rencontre des ateliers pas de droits fermés, depropriété ré-appropriation par tous des matériaux proposés parquelqu’un délimiter de façon précise la frontière entre le travail de documentation et le travail de création inframince motifs etformes canaux de vibrations fréquences communication avecl’animal (y compris moustiques!) émettre des motifs langagefolie douce laisser sortir les son sortir d’un état intellectuel relâchement reconnexion aux corps et aux milieux ouverts cerveau mind and body problem écouter avec son pied systèmesouverts (se) reconnaîtrecomme milieu de vies (comme les adresses IP : « -tu me reçois ? » « -je te reçois, et toi tu me reçois? ») cet espace comme un milieu de vies contributeurs qui viennent révéler une richesse(fleurs de mauve dans nos assiettes) La richesse est làmais on ne la voit pas concept de pauvreté/de précarité (tauxd’alcool de + en + fort dans les raisins) richesse d’expériences artistiques lesexpériences de la vie mettent du mouvement faire circuler remettre du mouvement pour éviter la concentration le trauma sedissout les peurs (art ouvert, liberté, notions de propriété) peuvent bloquer le corps,l’action, la rencontre amenuiser / amenuir (english) où commence et oùs’arrête le travail (artistique) de l’autre ? droits dela nature l’autre reconnaîtcomme son œuvre un détail réveillé par qqun d’autre. un autrele définit 10 ans après comme son art. citer, nommer lescomposants des œuvres anonyme (creative commons :citer) le bon sens, la loi, des droits les créations des artistessont protégées en droit la signature le copyright copyrighter les mots le copyleft nomme l’auteur, les creativecommons, l’art libr les niveaux leséchelles les fréquences de résonances l’approche physicaliste l’écoutesolidienne l’écoute-contact être dérangé expertise la Terreest-elle plate ou ronde ? Posture imposée imposer une vision intrusion imaginaire/poésie écouter avec son pied art/science/poésie OuLiPo délier délivrer puiser dans le langage scientifique, poétique (nom des plantes/fleurs) micro-politique poétique et politique pris au piège&prendre le pouvoir imposer le libre discuter collectif poser l’art libre comme règle de départ référence de base raison d’être hypothèse commune nepas bloquer la démarche accepter de composer avec les gensprésents le groupe nourrit le projet identité/singularité ne pas imposerl’urgence générer du mouvement la question des limites inframince peur de perdre son intégrité peur que son unitééchappe tout mon travail m’appartient -il ? re-questionner lesmanières de contribuer de déjouer la contrainte demander aux gens contribuer co co-working avec les maraîchers tiers-lieux un stage de binage gratuit la canicule fiche lebordel astuce de travail : l’ombre traverser des transesser sortir les son sortir d’un état intellectuel relâchement reconnexion aux corps et aux milieux ouverts cerveau mind and body problem écouter avec son pied systèmesouverts (se) reconnaîtrecomme milieu de vies (comme les adresses IP : « -tu me reçois ? » « -je te reçois, et toi tu me reçois? ») cet espace comme un …